31/01/2006

Qu'est-ce que je fais ?

Oui, j'aime discuter avec elle, et le plus possible; et oui, pour moi ca m'interesse de la ramener en voiture ... pour discuter.
Pourquoi ca me tient tant à coeur ?
A vrai dire, prendre le café avec elle, échanger des mails, la remmener en voiture; j'en ai terriblement envie.
Et ca m'attristerait un peu qu'une semaine se passe sans l'une ou plusieurs de ces choses.
Est-ce une quete inconsciente de l'amour (cet amour à priori impossible) ?
Ou bien simplement une envie terrible de la connaitre, d'échanger, de dialoguer ?

Je n'ai pas envie de la gacher cette relation, ce potentiel amour; car je m'inquiete trop.
Mais je crois que c'est trop tard pour se poser la question.
Je me suis trop dévoilé, trop mis à nu sur mes faiblesses.
Trop tard pour *cacher* mon anxiété au sujet de mes sentiments.

Elle sait, sent que je suis tres timide (notamment avec les filles) et que je prends les choses tres ou trop à coeur (ca ne se voit peut-etre pas tant que ca dans ce blog), elle m'explique meme comment m'"améliorer", en quelque sorte, elle m'aide en cela.
La question qui m'apparait :
puis-je grandir aupres ou avec elle (sur ses faiblesses) sans qu'elle se sente faire du social ?
Ca n'est pas qu'elle est parfaite (surement pas), mais elle n'a pas besoin d'aide, elle.
En tout cas c'est ce que je pense.

Suis-je assez solide ?
Elle ne veut pas d'un mec qu'elle devrait aider.
Je pense être solide, mais je ne me connais pas moi-meme...
Il se peut que je sois ce qu'il faut ... je n'en sais rien.
Je sais juste que mes intentions sont sérieuses, et que je veux une relation sérieuse, ca me tient à coeur.
On ne peut rien promettre dans une relation, on ne sait pas ce qui se passera quand on ne connait pas l'autre.

21:00 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/01/2006

La pause du mardi

Hier (mardi), café avec l'adorable collegue.
Sympa, mais difficile d'etre en tete (d'autres collegues qu'elle connait sont là...).
Heureusement, elle a sans doute compris que je voulais plutot etre seul avec elle, ou bien elle-meme préferait-elle etre seule à discuter avec moi. C'était bien plus agréable en duo, meme si dehors, on se gelait un peu ;-)
Je me sens etre moi-meme quand je discute avec elle; meme si je suis encore un peu stressé.
Auparavant, je pensais tjs "Ouais, j'aurais peut-etre ma chance avec telle ou telle fille", comme si elle voulait bien de moi.
Avec ma collegue, ca n'est pas du tout ca, je n'ai pas à m'adapter, je n'ai pas trop peur de dire une connerie, et je n'aurais donc pas peur d'etre moi-meme avec une fille comme elle.

Je m'inquiete trop; ... l'experience avec mon ancienne voisine m'a laissé quelques mauvais reflexes.
Typiquement, je vais croire que ma collegue m'en veut pour des réponses simplement tardives à mes messages ou SMS... mais sur le coup, je m'imagine que je la saoule
Dur, dur. Je ne voudrais pas qu'elle aie de moi une image purement anxieuse, psychotique.

Aujourd'hui, elle était en congé. Finalement, ca soulage mon palpitant (sauf ce matin, où j'attendais de la voir passer). Ca n'est pas qu'un simple pincement au coeur que j'ai, quand elle passe; c'est une grosse apréhension (un peu comme avant d'aller faire la pause avec elle); pourtant elle ne fait que passer... d'ailleurs, l'apréhension c'est bien sûr AVANT qu'elle passe. Pendant qu'elle passe, c'est le coeur qui bat.
J'aurais définitivement du mal à être indifférent à certaines personnes...

21:55 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

22/01/2006

Caroline

J'ai fait un drole de reve il n'y a pas longtemps.
Pas tres gai, mais finalement, empli de tendresse et pas si triste que ça.
J'ai hésité avant de le dévoiler...
Mais je vous mets en garde : vous n'etes pas obligé de "subir" ça.

Caroline
(reve du 13 au 14 janvier 2006)

[la réalité vécue avant le rêve, pour situer le contexte]

Cela faisait des années que j'avais oublié Caroline, et que je ne voulais plus entendre parler d'elle.
Elle m'avait trop fait souffrir, et elle avait abusé de ma gentillesse.
Je me sentais floué et je me fichais bien de savoir ce qu'elle devenait.
On s'était rencontré dans l'immeuble, quand j'habitais Paris.Elle venait de faire une tentative de suicide, et elle voulait ne pas être seule.
On a ensuite lié amitié. Mais trop de plans foireux, des "copains" pas fréquentables, des affaires louches, son ancien copain qui joue les Kurt COBAIN au dernier jour, un copain actuel en prison...
Et elle dans tout ça qui surnage...
Je n'en pouvais plus de m'inquiéter pour elle, pendant mon stage, à devoir appeler les pompiers parcequ'elle m'appelle et me dit qu'elle va faire une connerie.
Quand je faisais mon service militaire, sans pouvoir faire quoi que ce soit, je l'appelais, et je faisais un mouron pas possible.
Bien sur, elle ne travaillait pas. Elle vivotait de le pension d'invalidité de sa mere para (ou tetra)-plégique.
C'en était trop. Elle faisait moins de connerie, mais était tjs à coté de la plaque.
Je voulais l'oublier.

[le rêve]

De l'eau avait coulé sous les ponts.

Caroline me laisse un SMS pour me dire qu'elle est à l'hopital.Moi qui ne l'avait pas vu depuis des années et qui ne voulait plus la voir; j'y vais malgré tout car je suis inquiet pour elle.
J'arrive dans la grande chambre, une infirmiere est là, et une fille malade dans un lit.
La fille a le visage plutot mat, bronzé, ces bras maladifs sont recroquivillés sur son buste, elle est nue, semble-t'il en haut.
Je demande à l'infirmiere où est Caroline.
... En fait, c'est elle, dans le lit.
Son corps fait pitié, avec ses bras chetifs qu'on semble avoir "arrangés" (attachés ?) devant. J'ai peur de la casser.
Elle essaie de se lever, et on se fait la bise, ou plus exactement je l'enlace tendrement, cela dure, c'est un moment si doux, si humain. Une intense tendresse...
Et comme si ses années d'errement avaient été effacées.
Sauf qu'elle est malade.
Je crois comprendre mais je ne suis pas sûr qu'elle a le SIDA, car elle couchait à gauche à droite, inconsciente du danger, et je me dis avec effroi "Merde, son état va donc empirer...".
Son infirmiere l'aime bcp, en fait, elle l'appelle "sa blonde" car elle est un peu amoureuse d'elle. Une tentative inespèrée de trouver l'amour, me dis-je.
Mais Caroline a bcp de peche, elle est hyper positive. Ca m'étonne d'elle car on dirait qu'elle a enfin pris défintivement le bon chemin. Un peu tard, mais cet optimisme soudain et ultime me touche droit au coeur.

Sans doute ai-je été marqué par Petit-Frere dans la série Riget (L'hopital et ses fantomes) de Lars Von TRIER.

20:19 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |